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Retour sur le Facebook Developer Garage LeWeb08

Voilà un Facebook Developer Garage dont nous nous souviendrons, puisqu’il a tenu toutes ses promesses ! Ouvert à tous, il a permis aux développeurs d’applications Facebook français, ainsi qu’à quelques visiteurs du Web08 d’échanger et de discuter autour de la plateforme.

Voici un résumé de cet après-midi :

Session 1 : Facebook Platform
Dave Morin a retracé les grandes lignes de la plateforme, la philosophie de Facebook et de Facebook Connect. Je lui ai demandé des news au sujet des bookmarks et de la plateforme pour mobile, mais il n’était pas directement concerné, et n’a pas pu me renseigner. Je pense que Dave Morin s’occupe désormais plus de Facebook Connect que de la plateforme d’applications. Cette première session n’apprenais pas grand chose aux connaisseurs, mais a permis d’éclairer certaines personnes peu au fait des opportunités qu’offrent aujourd’hui les applications et FB Connect.

Session 2 : Frank Mahon nous présente Facebook Connect dans Netvibes
Voilà une intégration fort bien réussie que nous a présentée Frank : il est possible grâce à Connect de partager directement depuis Netvibes les articles qui nous ont marqués. Ce fut aussi et surtout l’occasion pour Frank de nous donner certaines astuces techniques, et merci bien :)

Session 3 : Les jeux vidéos sur Facebook, par Mathieu Nouzareth de cafe.com
Des exemples pertinents et une présentation bien menée par Mathieu : une bonne session qui nous rappelle que le jeu vidéo occupe une place prépondérante dans la plateforme d’application. Un point important : il ne faut pas imaginer adapter un jeu existant sur Facebook, il faut bien souvent repartir de zéro et développer directement pour Facebook.

Session 4 : Intégration dans le nouveau profil et Iframe VS FBML
La seule session en français, animée par votre serviteur, a permis d’échanger avec vous sur les points d’intégration des applications dans le nouveau profil, ainsi que sur le difficile choix entre FBML et Iframe. Et pour ceux qui ont aimé ou qui n’ont pas pu venir, voici ci-dessous la présentation.

Session 5 : Metrics in Facebook, Nick Bushak
Une session assez courte mais complète sur les moyens de tracker et bien analyser les metrics de Facebook. Point à retenir : utiliser l’application Kontagent, qui vient d’ailleurs de gagner un grand prix FbFund.

Merci à tous les participants, ce fut une excellente après-midi encore une fois !

Welcome to Facebookland!

J’avais cette idée d’article en tête depuis longtemps, enfin la voilà couchée sur papier. Et si l’on faisait l’analogie suivante : assimiler le site Facebook d’aujourd’hui à l’Amérique du début du XXème siècle !

En effet Facebook, c’est un espace où se ruent en masse depuis sa création les internautes et les développeurs à la recherche d’une nouvelle vie ludique et sociale sur la toile pour les premiers et d’un eldorado aux multiples opportunités (la fortune, sinon la gloire) pour les seconds ! Et l’on peut bien parler de ruée avec plus de 100 millions d’utilisateurs en 4 ans d’existence ! Le parallèle est possible avec ces dizaines de millions d’Européens venus chercher une vie meilleure aux États-Unis : entre 1892 et 1924, 12 millions d’Européens ont débarqué à Ellis Island près de New-York, 100 millions d’Américains auraient au moins un parent y ayant transité !

Facebook c’est aussi un espace de liberté et de restrictions avec un État régulateur ayant néanmoins fait le choix judicieux de l’économie de marché, à savoir la liberté offerte aux développeurs et aux membres depuis juillet 2007 de lancer et posséder une application pour les uns et de s’en servir ou non pour les autres (on retrouve en passant la vieille notion latine, « l’abusus », la possibilité de détruire son bien, ici de supprimer une application). Cette liberté d’entreprendre sur Facebook est fondamentalement stimulante, elle incite les talentueux développeurs et brillants « idea men » à réunir leurs compétences pour proposer à la vaste, cruelle et impitoyable audience Facebook leurs réalisations, des plus géniales aux plus farfelues, en passant par les plus généralistes, les plus ciblées, les plus utiles, les plus débiles…bref toute la diversité humaine peut s’exprimer ici. Et là. Et inutile de rappeler que l’instantanéité, l’interactivité de l’internet 2.0 en général et la gratuité de Facebook en particulier font du bébé de Marko La Montagne de Sucre (Zuckerberg) un espace économique redoutablement efficace car hautement concurrentiel et transparent (on approche des canons théoriques de l’économie de marché parfaite) : on peut savoir précisément où on met les pieds, ce qu’en pensent les utilisateurs et combien sont-ils à l’utiliser….ah si une telle transparence pouvait prévaloir dans la véritable économie….les prix baisseraient et les escrocs changeraient de métier, entre autres. Qui plus est les réputations se font et se défont, les cartes peuvent constamment se redistribuer, car chacun est logé à la même enseigne vis-à-vis de Facebook. L’audience est reine, comme à la télévision il faut coller aux attentes des téléspectateurs, comprendre leurs besoins d’aujourd’hui, anticiper ceux de demain !

 

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Ces recettes de l’économie de marché, c’est ce qui a permis aux États-Unis de devenir la puissance économique numéro 1. Il n’est jamais inutile d’en rappeler les 4 libertés fondatrices: la liberté de créer une entreprise, le respect de la propriété privée, la liberté de fixer ses prix (qui mettent fin aux rentes en baissant du fait de la concurrence supposée et tendent vers les coûts de fabrication tout en reflétant la tension entre offre et demande), et enfin la liberté de choisir son métier (fondamentale, rendue possible par la fin du servage et la révolution industrielle). Ce sont ces mêmes principes que Deng Xiaoping a commencé à appliquer en partie à partir de 1978 et qui ont permis à 400 millions de Chinois de sortir de la pauvreté, et permettront à la Chine de (re)devenir l’économie numéro 1 mondiale avant 2050. Pour la petite histoire, les Chinois ont coupé court à la tragédie Maoïste après la visite de Deng Xiaoping à Singapour en 1978 : ce fut la révélation, il s’attendait à voir une ville arriérée, il débarque dans une ville prospère et rayonnante bien plus étincelante que Pékin ou Shangaï, c’est ainsi qu’à 74 ans il fait faire un demi-tour complet au paquebot Chine !

Mais revenons à nos moutons, finissons de brosser à grands traits cette analogie. Comme dans toute économie de marché, il faut un état de droit à même de créer et faire respecter les règles, sans quoi c’est vite le chaos. Les Américains l’ont bien compris, eux qui ne peuvent s’empêcher de flirter avec les limites du capitalisme, au prix de crises parfois gravissimes comme en 1929….c’est ainsi que l’État apprend de ses erreurs et de son laxisme coupable, en légiférant pour juguler les excès, et redistribuer (un peu quand même) au nom de l’intérêt supérieur du pays. Il en va de même pour l’équipe Facebook qui a compris ce qu’elle avait à gagner à laisser les développeurs plancher sur les idées qu’elle n’aurait pas eues, liberté qui atteint quand même ses limites et gare aux resquilleurs : on l’a vu Facebook sait sévir.

Enfin, dans son stade suprême l’économie de marché est associée à la démocratie : pour maximiser son efficacité une société doit mettre ses organes de pouvoir à l’écoute de la population. C’est exactement ce que fait Facebook en reculant promptement après le tollé suscité par l’intrusif projet Beacon : dans l’environnement transparent qu’est le web 2.0, les consommateurs prennent le pouvoir comme jamais auparavant, les marques ne peuvent plus contrôler leur image, Facebook au même rang que les autres, elles la subissent, à la rigueur peuvent-elle donner leur avis, mais ce n’en est plus qu’un parmi tous les autres… Facebook ne peut donc plus se permettre de prendre des mesures impopulaires, sa marge de manœuvre est limitée à ce que les internautes tolèrent….l’audience Facebook est en train de conquérir –voire a conquis- sa souveraineté. Le mot est lâché : sur Facebook le peuple est souverain. Je ne serais pas étonné de voir émerger des embryons de syndicats de développeurs se réunissant pour faire pression plus lourdement sur les autorités, ainsi que des partis « politiques » de membres défendant telle ou telle nouvelle règle, avec pourquoi pas une aile conservatrice prônant le respect des données et une aile progressiste jouant l’ouverture consciente qu’elle seule permettra la publicité véritablement ciblée sur mes goûts et mes couleurs, et donc intéressante…à suivre, ahh le Facebook dream… ! Qui en seront les Rockefeller et Carnegie ? RockYou ? Slide ? Quelqu’un d’autre ? Quidam, ouvre les yeux, c’est aujourd’hui que les empires se forment….

Review: Local Picks

Cela fait quelque temps que je voulais faire la review de Local Picks, une application qui repose sur un concept génial, trouver/proposer des bons plans restau, et qui mériterait d’être adapté en France. On peut toujours l’utiliser en tant que Français et se voir proposer des plans en France mas elle se révèle alors particulièrement inadaptée, le prototype même de la bonne idée sans doute correctement mise en oeuvre pour l’Américain moyen mais complètement inadaptée pour le Français moyen que je suis.

Local Picks est une application éditée par le géant du voyage sur internet Trip Advisor, qui se définit comme « la plus grande communauté du voyage dans le monde avec plus de 25 millions de visiteurs chaque mois sur leurs sites, plus de 10 millions d’avis de vrais voyageurs recueillis sur plus de 270 000 hôtels et activités touristiques. »

TripAdvisor a également édité l’application Facebook « Cities I’ve vivited » qui permet sobrement à l’utilisateur de faire figurer sur un carte les villes où il a pu aller et qu’il a appréciées.

Mais revenons à Local Picks. Cette application permet aux utilisateurs d’une part de partager leurs expériences, bonnes ou mauvaises, vécues dans un restaurant, un bar ou un café, et d’autre part de trouver un bon plan en s’aidant justement des avis postés et des recommandations émises. L’application est reliée à la base de données du site Trip Advisor qui propose les mêmes services, si bien que 410 000 établissements ainsi que 1,5 million d’avis seraient déjà répertoriés et accessibles.

Le concept est en soi très pertinent, vouloir l’adapter à Facebook l’est tout autant. En effet quoi de mieux que de pouvoir trouver facilement une bonne adresse plébiscitée par mes amis, ou par des internautes ayant les mêmes goûts que moi ? Voyons donc si le rendu est à la hauteur de nos espérances !

Tout commence mal dès l’installation qui procède en trois étapes :

  1. On nous propose de valider notre pays ainsi que notre zone géographique à l’aide de l’API Google Maps, bon jusque là tout va bien.
  2. Et là c’est le drame…sitôt notre zone choisie on me somme de noter (rate !) une vingtaine de restaurants (et pleins d’autres encore si j’ai faim) choisis au hasard dans la zone géographique retenue…restaurants dont j’ai beaucoup de chance, pour la plupart, de ne jamais avoir entendu parler…donc étape inutile et qui dissuade d’aller plus loin…mais bon, je suis gentil, j’obtempère, je persévère, après avoir noté au pif quelques restaurants, je passe à la dernière phase…(jsuis méchant, il y avait un bouton “skip”, mais quand même)
  3. Dernière étape, on me propose d’inviter mes amis à installer l’application. C’est le travers classique d’un grand nombre d’applications: on ne sait pas encore ce qu’elles valent, ce qu’elles ont dans le ventre et déjà voudraient-elles qu’on spamme tous nos amis qui n’ont rien fait de mal ! Trop, c’est trop, je « skipe » cette étape, insulte à mon intelligence ! Et oui chers développeurs, CONTEXTUALISEZ les invitations au moment où l’utilisateur a le plus de chance d’en ressentir le besoin…et si ce n’est à aucun moment le cas, si on n’a jamais envie de partager quoique ce soit, alors là c’est que votre concept n’est pas adapté à Facebook, ni à internet d’ailleurs..essayez plutôt le bon vieil affichage mural…

Enfin, je suis sur l’application, l’installation est terminée. Il y a du bon et du moins bon.

Le bon :

  • Les avis de mes amis
    • Le moins bon du bon : en même temps j’ai des amis aux quatre coins du monde, donc si on me met en page d’accueil les avis de tous mes potes sur des restaurants où j’aurai pas l’occasion d’aller de sitôt, j’ai pas fini, et la page est polluée, mal ciblée, bref pas terrible tout ça…
  • Une fonctionnalité permettant de tester sa compatibilité en termes de restaurant avec ses amis
    • Le moins bon du bon : il faut pour cela avoir déjà « noté » (rate ! je vous dis) un certain nombre de restaurants…
  • On peut faire une recherche par type de cuisine (même si la liste gagnerait à être adaptée au contexte français), par niveau de budget, et par réputation (mieux notés, les plus plébiscités, etc)
  • Je peux accéder à mes favoris
  • La profile box est très bien conçue, elle permet à ceux qui visitent mon profil de voir mes derniers avis en un coup d’œil. On trouve même un champ recherche qui permet de mettre le pied à l’étrier aux visiteurs de mon profil qui n’ont même pas encore installé l’application, excellent pour la viralité, quel dommage que le reste pêche tant !

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Le moins bon :

  • On me propose sur la page d’accueil des « worldwide reviews »…eh oui, quelque fois que je serais intéressé par des avis donnés par des personnes que je ne connais pas sur des restaurants à l’autre bout du monde où je ne mettrai certainement jamais les pieds !
  • Un classement des utilisateurs a été mis en place : plus vous ajoutez de restaurants, plus vous donnez votre avis, plus vous gagnez de points…à quoi sert d’avoir un bon score ? encore un mystère conceptuel….
  • Le pompon : on me propose un super jeu, « noter 15 restaurants en 60 secondes », accrochez-vous…comme si la démarche de donner son avis pouvait s’industrialiser !

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Ce qu’on aurait aimé pouvoir faire :

  • Pouvoir proposer à un ami un plan restaurant
  • Voir facilement les plans proposés par mes amis

Moralité: l’appli n’est vraiment pas adaptée au contexte français, mais il n’y a pas de raison de croire, à en juger par le choix des rubriques mises en avant qu’elle le soit plus pour n’importe quel autre pays. Dommage car le positionnement est des plus pertinents, et on trouve même quelques trouvailles fonctionnelles (cf profile box). S’ils ne s’améliorent pas, quelqu’un deviendra la référence à leur place! C’est dommage, il ne manque pas beaucoup à cette application pour devenir un must, sans parler des déclinaisons sur téléphone portable associées à la géolocalisation que l’on voit déjà se profiler…

Review: l’application Deadline

deadline.pngDeadline est une application de quizz pas comme les autres. Elle permet de tester de façon ludique ses connaissances sur l’actualité : un flot de questions sur des sujets récents, à chaque fois quatre possibilités…et pour créer une atmosphère des plus stressantes, un chrono qui égrène dramatiquement les secondes. Plus vous répondez vite (et juste !) plus vous marquez de points ! Encore mieux, vous avez la possibilité de gagner des jokers : « stop the clock » (suspendre le chrono), « poll the audience » (demander l’avis de la communauté Facebook) et le fameux « 50-50 ». Il ne manque plus que Jean-Pierre Foucault…

Vous pouvez aussi défier vos amis sur une série précise de questions via la fonctionnalité « challenge a friend ». Tous les points marqués depuis le début s’agrègent pour constituer votre score général qui vous confère un titre que vous arborerez fièrement (ou pas !) sur votre profile box. On commence ainsi « paper boy » pour peut-être devenir «deadline brainiac » en passant entre autres par « blogger », « foreign correspondent » ou « editor-in-chief ». Enfin à chaque réponse juste, le classement général s’actualise pour vous afficher votre nouvelle position au sein de toute la communauté Facebook, rien de plus astucieux pour vous donner envie de répondre encore à quelques questions supplémentaires dans l’espoir de progresser dans la hiérarchie ! Très bien pensé aussi, après chaque réponse, on se voit proposer le lien vers l’article dont est tirée la question.

deadlineleaderborad.pngEn résumé Deadline est à tester absolument, et à ne surtout pas confondre avec les classiques et insipides autres applications du type « quel philosophe êtes-vous ? », que l’on ne fait qu’une fois pour ne plus y revenir. Non, Deadline est véritablement addictive, grâce à ce chrono qui nous obsède et à la volonté qui soudain nous anime sans plus vouloir nous quitter d’améliorer sans cesse notre score général pour se hisser plus haut au classement. Seul regret, que l’application soit en anglais, ce qui complique quand même le jeu puisqu’il s’agit de comprendre très rapidement une question et de faires son choix aussi vite parmi un lot de réponses parfois aussi plausibles les unes que les autres…

Tom