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Review : Texas Hold’em Poker

Note : Ce billet a été rédigé par un invité : Guillaume Fleurier, responsable du site PokerListings France, guide de poker en ligne offrant de nombreuses ressources sur le poker (aides de jeu, règles du jeu, actualité, stratégie, etc.).

En tant que véritables phénomènes mondiaux actuels, il était quelque part tout naturel de voir Facebook et le poker se retrouver.
Texas Hold’em Poker (au nom on ne peut plus explicite), éditée par Zynga, est en tout cas de ces applications venant faire le lien, et s’affirmant comme l’une des plus populaires du réseau social. Mais en pratique, qu’en est-il ?

Les fonctionnalités de base que l’on pouvait attendre d’une telle application sont au rendez-vous, avec celle sans doute la plus intéressante de pouvoir créer ses tables privées (restreintes par un mot de passe), ainsi que de voir ses amis connectés. Le jeu ajoute de nombreuses interactions entre les tables virtuelles et le profil Facebook, telles que la présence d’achievements, sortes de trophées collectés sur sa page joueur au gré de réussites le plus souvent honorifiques. Les joueurs peuvent également se comparer au gré de leur statut (débutant, poker pro, …) ou bien entendu de leur nombre de jetons amassés, ceux-là même permettant de prendre part aux parties classiques ou aux tournois, que ce soit avec ses amis ou de parfaits inconnus.

On regrettera d’ailleurs qu’à l’instar d’une foultitude de jeux Flash en ligne d’aujourd’hui, ce type de fonctionnalité soit soumise (pour ceux qui le souhaitent) à l’achat de jetons supplémentaires (qui servent aussi pour envoyer des cadeaux virtuels), contre cette fois de l’argent sonnant et trébuchant. A moins bien entendu que vous ne soyez assez forts pour les engranger par vous-même. Il est d’ailleurs toutefois à noter qu’il ne s’agit pas d’une obligation, loin de là, et que chacun peut tout à fait s’amuser avec ses amis sans chercher à faire la course aux classements ou aux parties à “hauts enjeux”.

Graphisme sympathique, ergonomie à revoir

Au niveau de l’interface, les habitués du poker en ligne ne seront pas dépaysés, l’application reprenant la plupart des fonctionnalités de jeu les plus importantes (boutons et cases d’actions par anticipation, chat, avatars…). L’ensemble n’est pas forcément très rapide mais reste fluide. Quant au graphisme il se trouve être agréable à l’œil (et même plus soigné que certains logiciels de grandes salles), quoique dans une fenêtre un peu petite.
Ce point ainsi que le nombre d’informations à l’écran risque d’ailleurs d’égarer quelque peu les nouveaux venus et non-initiés ; attention également à la langue anglaise qui peut toujours rebuter certains publics.
Au chapitre des griefs on pourra relever un lobby pas forcément pratique et ayant du mal à s’actualiser, des effets sonores un peu stressants (mais que l’on peut facilement désactiver), pas d’alerte anti-fold quand le check est possible, un chat au maniement agaçant (lettres accentuées et certains signes de ponctuation ne passant pas). On peut aussi regretter de ne pas pouvoir montrer ses cartes en fin de coup avant qu’elles ne partent à la défausse.


Plus pénible se trouve être le temps de réponse restreint qui entraîne une levée de la table contre son gré lors des parties en points, d’autant plus problématique lorsque l’application nous assène ses petites animations pour lesquelles il n’y a par conséquent guère le temps d’agir (telles que celles permettant d’inscrire quelque chose sur le mur Facebook d’un adversaire). Et on sort d’autant plus facilement de table avec en outre des déconnections serveur intempestives fréquentes.

Avec parfois près de 200 000 joueurs du monde entier connectés en plein milieu de la nuit pour la France, il est quasiment assuré de trouver une partie pour jouer à toute heure.
Et si un tel succès est au rendez-vous, preuve en est qu’il faut également resituer l’application dans son contexte, celui de la simple vocation de proposer le jeu de poker dans le cadre social de Facebook, et celui de pouvoir faire une petite partie entre amis connectés à l’occasion.
Si l’on excepte les quelques bugs, en cela Texas Hold’em Poker pour Facebook remplit son office.

Review : Recettes de cuisine

Les objectifs de la création d’une application Facebook pour une marque ou un site peuvent être multiples : notoriété, trafic vers ses sites, monétisation directe, etc. L’application “Recettes de cuisine”, pour Goosto.fr, semble quant à elle avoir été conçue pour générer des actions des utilisateurs, plus précisément une inscription sur le site père. Voyons donc si cela a été bien réalisé et si l’application demeure tout de même utile pour les Facebookiens.

Sur la page d’accueil de l’application, on peut accéder aux vidéos stars de Goosto.fr ainsi qu’à l’élément majeur de l’application : les recettes, et ce via différentes entrées :  les plus récentes, les plus populaires, nuage de tags, les recettes de mes amis… Classique mais bien réalisé.

page d’accueilMalheureusement, le côté social de l’application est réduit à sa plus simple expression puisque, outre la consultation des recettes et les éléments classiques de propagation de l’application, n’importe quelle action (créer une recette, voter, laisser un commentaire, etc.) nécessite au préalable de s’inscrire sur Goosto.fr. Evidemment, à vouloir faire s’inscrire les utilisateurs à tout prix, on y perd forcément en utilité de l’application pour ces derniers, mais il s’agit sûrement d’un choix conscient de la part des concepteurs.

On aurait aimé que l’intégration fonctionnelle de l’application à Facebook soit aussi poussée que celle du design, mais Recettes de cuisine reste une fonctionnalité intéressante pour parcourir des recettes depuis Facebook. A noter également que l’absence du bouton permettant de se doter d’une profile box de l’application sur le nouveau profil Facebook nuit à sa viralité.

recette

Peut-être que le fait de permettre aux utilisateurs d’interagir plus au sein de l’application l’aurait aidée à se propager plus, et généré au final un plus grand nombre d’inscriptions sur Goosto.fr, mais il est vrai qu’il s’agit là d’un arbitrage complexe. Il serait intéressant à ce titre d’avoir une idée du CPE (cost per engagement) de cette opération, qui serait en l’espèce le coût de la réalisation de l’application divisé par le nombre d’inscriptions générées sur Goosto.fr. Pour généraliser, je dirais que chaque service web devrait se poser la question de savoir quelle est sa valeur ajoutée en stand-alone par rapport au même service complètement intégré à Facebook.

Review : Orange guide tv

Parmi la myriade d’applications francophones qui apparaissent sur Facebook, rares sont celles – pour l’instant – qui sont l’œuvre d’un grand groupe. Le guide TV, lancé la semaine dernière par Orange sous l’égide d’Alban Martin, part d’une excellente idée : le programme TV est un élément autour duquel nous socialisons beaucoup, et il a donc toute sa place sur Facebook. Voyons si la réalisation a été aussi brillante.

Orange guide TV

Après avoir installé l’application, on peut donc choisir quels sont ses programmes favoris afin de déterminer son “profil TV”, et ainsi s’adonner à une des activités favorites des Facebookiens : se comparer à ses amis, ici via l’intéressant taux de similarité. On peut également se comparer grâce aux tests de culture TV qui nous sont proposés. Certains regretteront la grande simplicité de ces tests, qui sont plus un moyen d’inciter les utilisateurs à inviter leurs amis. Nos amis de chez Orange tiendront-ils le rythme de travail éditorial, ou peut-être les utilisateurs de l’application auront-ils bientôt la possibilité de soumettre leurs propres tests ?

Mais la core feature de cette application est ailleurs : sur la page d’accueil, on voit les programmes que ses amis vont regarder, ce qui pourrait rendre possible à terme l’établissement d’un véritable audimat de ses amis et de la communauté Facebook, le tout de manière prospective ! Souhaitons que l’application se propage largement…

Enfin, on a évidemment un accès à l’ensemble du programme télé (chaînes hertziennes, TNT, Orange TV, VOD). En face de chaque programme figure un astucieux bouton “Partager” qui permet de recommander le programme à ses amis, ou tout simplement de leur indiquer que l’on compte le regarder.

Programmes télé

Pour résumer, voici une application amusante, et surtout sur laquelle on peut être amené à revenir très régulièrement. Tous les éléments de viralité sont bien présents, hormis peut-être la profile box, que je n’ai pas pu tester ; peut-être est-elle optimisée pour le nouveau profil Facebook ?

Review: Local Picks

Cela fait quelque temps que je voulais faire la review de Local Picks, une application qui repose sur un concept génial, trouver/proposer des bons plans restau, et qui mériterait d’être adapté en France. On peut toujours l’utiliser en tant que Français et se voir proposer des plans en France mas elle se révèle alors particulièrement inadaptée, le prototype même de la bonne idée sans doute correctement mise en oeuvre pour l’Américain moyen mais complètement inadaptée pour le Français moyen que je suis.

Local Picks est une application éditée par le géant du voyage sur internet Trip Advisor, qui se définit comme « la plus grande communauté du voyage dans le monde avec plus de 25 millions de visiteurs chaque mois sur leurs sites, plus de 10 millions d’avis de vrais voyageurs recueillis sur plus de 270 000 hôtels et activités touristiques. »

TripAdvisor a également édité l’application Facebook « Cities I’ve vivited » qui permet sobrement à l’utilisateur de faire figurer sur un carte les villes où il a pu aller et qu’il a appréciées.

Mais revenons à Local Picks. Cette application permet aux utilisateurs d’une part de partager leurs expériences, bonnes ou mauvaises, vécues dans un restaurant, un bar ou un café, et d’autre part de trouver un bon plan en s’aidant justement des avis postés et des recommandations émises. L’application est reliée à la base de données du site Trip Advisor qui propose les mêmes services, si bien que 410 000 établissements ainsi que 1,5 million d’avis seraient déjà répertoriés et accessibles.

Le concept est en soi très pertinent, vouloir l’adapter à Facebook l’est tout autant. En effet quoi de mieux que de pouvoir trouver facilement une bonne adresse plébiscitée par mes amis, ou par des internautes ayant les mêmes goûts que moi ? Voyons donc si le rendu est à la hauteur de nos espérances !

Tout commence mal dès l’installation qui procède en trois étapes :

  1. On nous propose de valider notre pays ainsi que notre zone géographique à l’aide de l’API Google Maps, bon jusque là tout va bien.
  2. Et là c’est le drame…sitôt notre zone choisie on me somme de noter (rate !) une vingtaine de restaurants (et pleins d’autres encore si j’ai faim) choisis au hasard dans la zone géographique retenue…restaurants dont j’ai beaucoup de chance, pour la plupart, de ne jamais avoir entendu parler…donc étape inutile et qui dissuade d’aller plus loin…mais bon, je suis gentil, j’obtempère, je persévère, après avoir noté au pif quelques restaurants, je passe à la dernière phase…(jsuis méchant, il y avait un bouton “skip”, mais quand même)
  3. Dernière étape, on me propose d’inviter mes amis à installer l’application. C’est le travers classique d’un grand nombre d’applications: on ne sait pas encore ce qu’elles valent, ce qu’elles ont dans le ventre et déjà voudraient-elles qu’on spamme tous nos amis qui n’ont rien fait de mal ! Trop, c’est trop, je « skipe » cette étape, insulte à mon intelligence ! Et oui chers développeurs, CONTEXTUALISEZ les invitations au moment où l’utilisateur a le plus de chance d’en ressentir le besoin…et si ce n’est à aucun moment le cas, si on n’a jamais envie de partager quoique ce soit, alors là c’est que votre concept n’est pas adapté à Facebook, ni à internet d’ailleurs..essayez plutôt le bon vieil affichage mural…

Enfin, je suis sur l’application, l’installation est terminée. Il y a du bon et du moins bon.

Le bon :

  • Les avis de mes amis
    • Le moins bon du bon : en même temps j’ai des amis aux quatre coins du monde, donc si on me met en page d’accueil les avis de tous mes potes sur des restaurants où j’aurai pas l’occasion d’aller de sitôt, j’ai pas fini, et la page est polluée, mal ciblée, bref pas terrible tout ça…
  • Une fonctionnalité permettant de tester sa compatibilité en termes de restaurant avec ses amis
    • Le moins bon du bon : il faut pour cela avoir déjà « noté » (rate ! je vous dis) un certain nombre de restaurants…
  • On peut faire une recherche par type de cuisine (même si la liste gagnerait à être adaptée au contexte français), par niveau de budget, et par réputation (mieux notés, les plus plébiscités, etc)
  • Je peux accéder à mes favoris
  • La profile box est très bien conçue, elle permet à ceux qui visitent mon profil de voir mes derniers avis en un coup d’œil. On trouve même un champ recherche qui permet de mettre le pied à l’étrier aux visiteurs de mon profil qui n’ont même pas encore installé l’application, excellent pour la viralité, quel dommage que le reste pêche tant !

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Le moins bon :

  • On me propose sur la page d’accueil des « worldwide reviews »…eh oui, quelque fois que je serais intéressé par des avis donnés par des personnes que je ne connais pas sur des restaurants à l’autre bout du monde où je ne mettrai certainement jamais les pieds !
  • Un classement des utilisateurs a été mis en place : plus vous ajoutez de restaurants, plus vous donnez votre avis, plus vous gagnez de points…à quoi sert d’avoir un bon score ? encore un mystère conceptuel….
  • Le pompon : on me propose un super jeu, « noter 15 restaurants en 60 secondes », accrochez-vous…comme si la démarche de donner son avis pouvait s’industrialiser !

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Ce qu’on aurait aimé pouvoir faire :

  • Pouvoir proposer à un ami un plan restaurant
  • Voir facilement les plans proposés par mes amis

Moralité: l’appli n’est vraiment pas adaptée au contexte français, mais il n’y a pas de raison de croire, à en juger par le choix des rubriques mises en avant qu’elle le soit plus pour n’importe quel autre pays. Dommage car le positionnement est des plus pertinents, et on trouve même quelques trouvailles fonctionnelles (cf profile box). S’ils ne s’améliorent pas, quelqu’un deviendra la référence à leur place! C’est dommage, il ne manque pas beaucoup à cette application pour devenir un must, sans parler des déclinaisons sur téléphone portable associées à la géolocalisation que l’on voit déjà se profiler…

Review: Numéro 1 et 2 du box office, les jumeaux Super-Fun-Walls

Je me posais une question tout à l’heure en cherchant une application sympa à présenter….imagine-t-on aujourd’hui Facebook sans applications ? Difficilement il faut le dire, ce réseau semblerait d’un coup bien pauvre, tout comme on peine à imaginer un monde sans internet, ou sans téléphone portable, époque pas si lointaine pourtant. Mister Zuckerberg a eu le nez creux: les applications ont révolutionné Facebook et ont gonflé l’audience de la plateforme. Et oui on ne le répétera jamais assez, l’heure est à l’ouverture et au croisement des services. Aujourd’hui, on compte près de 24 000 applications, 70 millions d’utilisateurs actifs de Facebook…impressionnant. Ceci étant dit, il est intéressant de se pencher maintenant sur l’application, ou du moins le concept, qui fédère le plus d’utilisateurs, je parle des « Super-Fun walls », ces deux applications quasi jumelles, un peu les Boeing et Airbus de Facebook !

Superwall , produit par l’éditeur de widgets RockYou qui vient de lever 35 millions de dollars, rassemble 2,85 millions d’utilisateurs actifs quotidiens pour 35,6 millions d’utilisateurs en tout.

Funwall, édité par Slide, autre géant, compte 2.5 millions de DAU (Daily Active Users) pour 31 millions d’utilisateurs l’ayant installé.

Les deux applications se valent, comme peuvent en témoigner leur nombre de DAU presqu’équivalent. Le Superwall permet de faire ses propres graffitis et de les « forwarder » à ses amis, on peut aussi se transférer de la musique via leur partenaire imeem. Le Fun Wall offre une interface de visionnage des vidéos plus ergonomique : on peut les faire défiler plus facilement jusqu’à trouver son bonheur et l’envoyer à ses amis. J’ai une petite préférence pour le challenger, le Funwall pour cette raison : je peux y passer beaucoup de temps (trop) à enchaîner les vidéos, plus facilement même que sur Youtube ou Dailymotion.

funwall-videos.png

Et dire que Facebook avait déjà son wall…sauf que ce denier fait figure de fossile à côté de ces nouveaux walls : il ne sert qu’à poster des messages textes, à la rigueur agrémentés de liens et de vidéos webcam, et sans la possibilité de « forwarder » quoique ce soit. Et c’est bien là la carence majeure du Mur institutionnel de Facebook.

Non seulement les Super-Fun-Walls permettent de faire circuler ce qui nous amuse le plus et qui a fait le succès de Youtube et Dailymotion, les vidéos bien sûr, mais surtout on a ce fameux bouton FORWARD qui permet de transférer l’item choisi à tous ses amis en un clic. C’est la raison essentielle de leur succès.

Et c’est bien là la clef de voûte de la popularité de l’application : nous sommes tout simplement en présence du système le viral de tout internet ! Rendez-vous compte, à peine venez-vous de recevoir une vidéo, que vous pouvez déjà contextuellement l’envoyer en un clic à tous vos amis d’un coup ! Jamais la propagation d’une information émanant d’une unique source n’a été autant facilitée et aussi rapide. Elle rebondit de wall en wall pour finir toucher quasiment tout le monde.

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Parfois utiles, souvent ludiques, ces walls n’ont sont pas moins un réceptacle à spam, et on est donc en droit de se demander ce qu’il adviendra deux avec le « new deal » du profil Facebook qui entend limiter la capacité de nuisance des applis trop spammeuses et n’apportant pas assez de valeur ajoutée…

Pour finir, je rêve d’un wall utile et « citoyen », permettant d’afficher des articles de presse et de les transférer tout aussi instantanément à ses amis de façon à utiliser ce mécanisme viral optimal à des fins de conscientisation des esprits par la plume, parfois plus efficace que la vidéo! Un tel wall, pour s’imposer devrait être le fruit d’une collaboration entre un maximum d’organes de presse de façon à nourrir le support du contenu le plus riche et divers possible.

Review : iLike

Aujourd’hui je propose à ceux qui ne la connaissent pas encore de découvrir l’application musicale numéro 1 sur Facebook avec plus de 16 millions d’utilisateurs à travers le monde ! Cette application a été développée par le site iLike.com, qui compte 20 millions d’utilisateurs sur son site originel : la migration de tels services vers les grands réseaux sociaux et vers Facebook en particulier est une réelle tendance, à laquelle devraient penser beaucoup de start-ups désirant lancer un site stand-alone

Revenons à l’application iLike : outre le fait de pouvoir afficher sur votre profil vos artistes, chansons et vidéos préférés, permettant au passage à vos visiteurs de les écouter, vous pouvez défier vos amis autour de quizz musicaux plutôt bien réalisés. A l’image de l’application Deadline que nous vous avons déjà présentée, il faut répondre à chaque question le plus rapidement possible pour gagner des points, dépasser ses amis et améliorer son “titre”. La différence ici est que le quizz est en réalité un blind test : vous devez trouver le nom des chansons qui sont jouées, et ce autour du thème de votre choix. Les thèmes des quizz sont généraux, autour d’un style de musique particulier, ou sur un artiste, et il y en a pour tous les goûts ! On peut seulement regretter qu’il n’y ait pratiquement que des chansons américaines…

Profile box

Autre aspect intéressant de cette application, cette fois au niveau conceptuel, la gestion de la viralité. Tous les instruments offerts par Facebook aux développeurs d’applications sont en effet utilisés par iLike. Le bouton “Partager” qui permet d’envoyer le lien de la page que l’on visite (agenda des concerts, quizz, page artiste, etc.) à ses amis est présent, ainsi que l’invitation classique d’amis, toujours de manière contextuelle. Cependant, les concepteurs de l’application ont bien compris qu’un des moteurs principaux de la viralité sur Facebook est l’envie de défier ses amis : l’utilisateur a la possibilité de défier tous ses amis (au clic sur “challenge all my friends”, sans confirmation demandée!), ou de défier uniquement ceux qui sont fans du thème du quizz auquel il vient de participer. Dans les 2 cas, ses amis reçoivent alors une notification les incitant à se mesurer à lui, et donc à installer l’application.

Challenge your friends

Pour résumer, iLike est une application remarquable, mais ça, il n’y avait pas besoin d’une review pour s’en rendre compte ;) : ses statistiques parlent pour elle !

Review: Who Has The Biggest Brain

Aujourd’hui je jette mon dévolu sur l’application Facebook « Who has the biggest brain » (littéralement « qui a le plus gros cerveau »). Cette application de jeux cérébraux et de tests d’intelligence est développée par Playfish, un éditeur de « social games » sur Internet et mobile, qui a bien compris que jouer, c’était plus cool quand c’était à plusieurs, et que gratuit, c’est encore mieux !

Who Has The Biggest Brain (WHTBB) est la première de trois applications déjà lancées par Playfish, avec Word Challenge et Bowling Buddies. Playfish avec ces 3 jeux confondus sur Facebook, pour se donner une idée, c’est, par mois :

  • 100 millions de parties jouées
  • 3 millions de joueurs uniques
  • 300 millions de minutes passées à jouer !

Mais revenons à WHTBB…

WHTBB est la 14ème application comptant le plus d’utilisateurs actifs sur Facebook : plus de 275 000 d’utilisateurs quotidiens et plus de 3,4 millions de personnes ayant installé l’application. C’est donc un énorme succès. Alors pourquoi ?

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WHTBB est un jeu d’entraînement cérébral qui permet d’enchaîner 4 mini tests de 2 minutes chacun mettant à l’épreuve tour à tour la capacité de calcul, la mémoire, la logique et l’intelligence visuelle de l’utilisateur. Plus on joue vite et bien, plus on marque de points ! À l’issue de la partie, on se voit exposer ses scores pour chaque mini test, ce qui donne lieu à un score total mesuré en cm3 de cerveau ! Ce score confère ensuite à l’utilisateur un rang d’une part au sein du classement général sur Facebook et d’autre part parmi ses amis. Bien sûr on peut rejouer autant de fois que l’on veut pour s’améliorer…et surtout dépasser ses amis au classement, principale motivation. L’utilisateur se voit aussi décerner un titre en fonction de son score, et plus il l’améliore, plus il progresse dans la hiérarchie : on commence ainsi avec un cerveau de cafard, pour peut-être terminer « neuronian », « spacebot », « alien », en passant par « serpent », « mulot », « gorille », etc.

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Cette application est très réussie, et attention, elle est particulièrement addicitive : on ne peut pas s’empêcher de faire à chaque fois la session de plus pour tenter de gravir l’échelle et d’améliorer ses performances. Personnellement je suis arrivé à 2691 cm3, ferez-vous mieux ? En tout cas il est assez ahurissant de voir les meilleurs scores mondiaux : plus de 4600 points, mais bon après plus de 1400 parties jouées…On peut aussi se rassurer en se disant que certains arrivent à apprendre l’annuaire par cœur ou à calculer des racines treizièmes instantanément (voir cette vidéo) sans finalement que cela serve à bien grand-chose, et que l’intelligence humaine, c’est aussi autre chose. Car pour ce genre d’exercices, même le singe est parfois meilleur que nous, comme en témoigne cette incroyable vidéo.

On peut aussi se consoler en se disant qu’à défaut de battre des records, au moins, on entraîne son intellect en faisant faire un peu d’exercice à nos chers neurones.

Mention spéciale donc à cette application qui montre bien, si besoin en était, que le jeu est un filon à fort potentiel de développement sur Facebook, qui est loin d’être épuisé. Le fait d’avoir ses amis à portée de clic y est pour beaucoup, et à l’avenir on devrait voir émerger des jeux encore plus travaillés et complexes. Sans doute Facebook, de par sa capacité à faire se propager la qualité, deviendra-t-il un passage incontournable pour tous les éditeurs de jeux vidéos officiant pour l’instant sur console, sans oublier les jeux de plateau qui, tel le Scrabble (usurpé par Scrabulous), pourraient connaître une seconde vie.

Alors, combien de cm3 fait votre cerveau ?

Tom

Review : l’application RATP

“Bienvenue dans le métro de Paris ! Rencontrez enfin ceux que vous croisez tous les jours dans les transports, localisez les endroits préférés de vos amis et donnez leur un moyen rapide de venir chez vous :)

La promesse de l’application de la RATP peut sembler alléchante pour nos amis franciliens, afin d’égayer leurs trajets quotidiens en transports en commun, qui en ont souvent bien besoin ;) . Après avoir installé l’application, vous pourrez donc indiquer la station où vous habitez, celle où vous travaillez, et , moins utile, les stations que vous aimez ou que vous détestez. Cela vous permettra ensuite de trouver des Facebookiens qui habitent à côté de chez vous, ou qui travaillent dans le même coin que vous : intéressant lorsque l’on sait que Facebook ne permet pour l’instant que de retrouver des gens dont on connaît déjà le nom ou les amis… Libre à vous les contacter par message les membres ayant indiqué les mêmes stations que vous ! Le nombre d’utilisateurs actuel de l’application (une vingtaine de milliers) vous permettra probablement de trouver quelques voisins…

Il faut bien reconnaître que pour ceux qui ne sont pas d’humeur à discuter le matin dans les transports et qui préfèrent écouter leur ipod ou finir leur nuit, l’application perd beaucoup de son utilité, si ce n’est celle d’afficher sur son profil Facebook ses stations favorites et celles où on habite et travaille. On aurait aimé voir une profile box plus travaillée, qui donne envie de la conserver sur son profil. Dommage également que la liste des stations, ouverte aux suggestions des utilisateurs, ne soit pas modérée : les vraies stations seront à terme noyées sous le flot des suggestions farfelues !

Profile Box RATP

En bref, l’application RATP part d’une bonne idée, celle de réunir les utilisateurs des transports en commun en région parisienne. Cependant, sa finition, qui laisse quelque peu à désirer, ne lui permettra probablement pas d’atteindre le statut de classique pour les utilisateurs franciliens de Facebook. A tester pour ceux (nombreux?) qui veulent rencontrer des Facebookiens sur leurs trajets quotidiens…

Tony

Review: l’application Deadline

deadline.pngDeadline est une application de quizz pas comme les autres. Elle permet de tester de façon ludique ses connaissances sur l’actualité : un flot de questions sur des sujets récents, à chaque fois quatre possibilités…et pour créer une atmosphère des plus stressantes, un chrono qui égrène dramatiquement les secondes. Plus vous répondez vite (et juste !) plus vous marquez de points ! Encore mieux, vous avez la possibilité de gagner des jokers : « stop the clock » (suspendre le chrono), « poll the audience » (demander l’avis de la communauté Facebook) et le fameux « 50-50 ». Il ne manque plus que Jean-Pierre Foucault…

Vous pouvez aussi défier vos amis sur une série précise de questions via la fonctionnalité « challenge a friend ». Tous les points marqués depuis le début s’agrègent pour constituer votre score général qui vous confère un titre que vous arborerez fièrement (ou pas !) sur votre profile box. On commence ainsi « paper boy » pour peut-être devenir «deadline brainiac » en passant entre autres par « blogger », « foreign correspondent » ou « editor-in-chief ». Enfin à chaque réponse juste, le classement général s’actualise pour vous afficher votre nouvelle position au sein de toute la communauté Facebook, rien de plus astucieux pour vous donner envie de répondre encore à quelques questions supplémentaires dans l’espoir de progresser dans la hiérarchie ! Très bien pensé aussi, après chaque réponse, on se voit proposer le lien vers l’article dont est tirée la question.

deadlineleaderborad.pngEn résumé Deadline est à tester absolument, et à ne surtout pas confondre avec les classiques et insipides autres applications du type « quel philosophe êtes-vous ? », que l’on ne fait qu’une fois pour ne plus y revenir. Non, Deadline est véritablement addictive, grâce à ce chrono qui nous obsède et à la volonté qui soudain nous anime sans plus vouloir nous quitter d’améliorer sans cesse notre score général pour se hisser plus haut au classement. Seul regret, que l’application soit en anglais, ce qui complique quand même le jeu puisqu’il s’agit de comprendre très rapidement une question et de faires son choix aussi vite parmi un lot de réponses parfois aussi plausibles les unes que les autres…

Tom