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Déjà 1 million d’utilisateurs de Facebook Connect !

Facebook Connect, ce n’est pas la même chose qu’une application Facebook, mais les deux peuvent être complémentaires au sein d’une stratégie Facebook, et le chiffre méritait d’être signalé.

Bouton de logging Facebook Connect

Bouton de logging Facebook Connect

Des exemples comme l’utilisation lors de la nuit des Oscars, ou celle de CNN pour la couverture de la cérémonie d’investiture de Barack Obama, ont montré au monde entier l’intérêt d’intégrer Facebook à son site,  et à ce jour plus de 6 000 sites ont installé Facebook Connect.

Facebook met en place des partenariats et continue également de soigner son outil pour en améliorer la pénétration. Dernier exemple en date : le nouveau module de commentaires, qui permet aux visiteurs d’un site d’en commenter les contenus, qu’ils soient enregistrés avec leurs identifiants Facebook ou non. A ce rythme, Facebook a de sérieuses chances de prendre le pas sur ses concurrents (Google Friend Connect, MySpace ID, etc.) concernant la portabilité des données sur les sites tiers, de la même manière que sa plate-forme de développement d’applications surpasse de loin Open Social – pour le moment.

Si vous vous demandez ce que Facebook Connect peut vous apporter, ou si vous avez déjà décidé de l’implémenter, nous vous proposons des formations. N’hésitez pas à nous contacter.

Une application Facebook n’est pas un widget !

Certaines marques se demandent comment cela se fait que leur application réunit très peu de Facebookiens ; dernier exemple en date : le film Twilight, véritable succès en salles, mais pas sur Facebook

Pour certaines de ces marques, la réponse à leurs interrogations est très simple : une bonne application Facebook (ie une application qui se propage largement) n’est pas un widget. En effet, un widget n’est généralement pas social : les (relativement rares) internautes qui les utilisent, sur leur page d’accueil personnelle (Netvibes, iGoogle, etc.) ou sur leur bureau, le font pour se tenir informés de l’actualité de tel ou tel site, mais n’ont généralement aucune raison de les partager avec leurs amis.

Or c’est justement ce qui fait la particularité et la force des applications sur les réseaux sociaux : l’ensemble des amis de l’utilisateur sont présents à portée de clic ! Pour tirer parti de cet avantage, il faut donc créer une application sociale, c’est-à-dire que les internautes ont envie de partager, tout simplement. C’est ainsi qu’une bonne application Facebook vous permettra de toucher 10 000 personnes en n’ayant communiqué qu’auprès de 100 personnes au départ ; là où il aurait fallu communiquer auprès de 10 000 personnes pour obtenir le même résultat via un widget…

En résumé, si vous souhaitez vous lancer sur Facebook, n’y mettez pas un widget, mais plutôt une application virale. Faute de quoi votre résultat a de fortes chances de ressembler à ça :

7 utilisateurs

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Review : Recettes de cuisine

Les objectifs de la création d’une application Facebook pour une marque ou un site peuvent être multiples : notoriété, trafic vers ses sites, monétisation directe, etc. L’application “Recettes de cuisine”, pour Goosto.fr, semble quant à elle avoir été conçue pour générer des actions des utilisateurs, plus précisément une inscription sur le site père. Voyons donc si cela a été bien réalisé et si l’application demeure tout de même utile pour les Facebookiens.

Sur la page d’accueil de l’application, on peut accéder aux vidéos stars de Goosto.fr ainsi qu’à l’élément majeur de l’application : les recettes, et ce via différentes entrées :  les plus récentes, les plus populaires, nuage de tags, les recettes de mes amis… Classique mais bien réalisé.

page d’accueilMalheureusement, le côté social de l’application est réduit à sa plus simple expression puisque, outre la consultation des recettes et les éléments classiques de propagation de l’application, n’importe quelle action (créer une recette, voter, laisser un commentaire, etc.) nécessite au préalable de s’inscrire sur Goosto.fr. Evidemment, à vouloir faire s’inscrire les utilisateurs à tout prix, on y perd forcément en utilité de l’application pour ces derniers, mais il s’agit sûrement d’un choix conscient de la part des concepteurs.

On aurait aimé que l’intégration fonctionnelle de l’application à Facebook soit aussi poussée que celle du design, mais Recettes de cuisine reste une fonctionnalité intéressante pour parcourir des recettes depuis Facebook. A noter également que l’absence du bouton permettant de se doter d’une profile box de l’application sur le nouveau profil Facebook nuit à sa viralité.

recette

Peut-être que le fait de permettre aux utilisateurs d’interagir plus au sein de l’application l’aurait aidée à se propager plus, et généré au final un plus grand nombre d’inscriptions sur Goosto.fr, mais il est vrai qu’il s’agit là d’un arbitrage complexe. Il serait intéressant à ce titre d’avoir une idée du CPE (cost per engagement) de cette opération, qui serait en l’espèce le coût de la réalisation de l’application divisé par le nombre d’inscriptions générées sur Goosto.fr. Pour généraliser, je dirais que chaque service web devrait se poser la question de savoir quelle est sa valeur ajoutée en stand-alone par rapport au même service complètement intégré à Facebook.

Pourquoi les marques ont-elles du mal sur Facebook ?

D’après une récente étude de Jupiter Research, trois quarts des annonceurs présents sur MySpace ou Facebook atteignent moins de 5 000 utilisateurs. La première raison de ces échecs évoquée par le cabinet d’études est le manque criant d’interactivité offerte aux internautes sur les réalisations des marques, qui sont la plupart du temps des simples pages de présentation de leurs produits. En effet, comme je l’expliquais dans un précédent article, les pages Facebook (et c’est pareil pour les pages sponsorisées sur MySpace) sont par essence bien moins virales que les applications, qui demandent une réelle participation à l’utilisateur.

L’étude de Jupiter Research a également permis de conclure que les utilisateurs des réseaux sociaux ne sont pas réfractaires par nature aux marques, mais que c’est bien les moyens de publicité classiques qui suscitent le rejet : les pages construites par les annonceurs ne sont généralement que le reflet sur le web de nos bonnes vieilles affiches 4*3. Croire que cela suffirait à fédérer un grand nombre d’utilisateurs relève de l’utopie.

Page Facebook de Quick

Cependant le constat n’est pas tout noir pour les marques : en témoigne le succès des applications “impliquantes” pour les facebookiens, souvent l’œuvre des groupes du monde des médias (télévision, musique, presse), perçus comme des sources de contenus. En France, le meilleur exemple en est probablement l’engouement suscité par les applications Eurosport autour de l’Euro 2008 (réalisées par nos soins), qui ont rassemblé plus de 200 000 facebookiens.

Conclusion : messieurs les annonceurs, n’allez pas sur les réseaux sociaux n’importe comment. Créer une page pour votre marque ne pourra servir qu’à flatter l’égo de vos marketers ; si vous souhaitez fédérer  un grand nombre d’utilisateurs autour de vous et de vos produits, impliquez-les ! Pour ce faire, la meilleure solution à l’heure actuelle est une application.

Page Facebook VS Application

Afin de se doter d’une présence sur le réseau social le plus à la mode du moment, beaucoup de sociétés ont créé une Page Facebook, et j’ai souvent l’occasion de discuter de la pertinence de cette solution pour une entreprise, comparée à celle d’une application. Voici donc quelques éléments de comparaison.

En termes de fonctionnalités offertes, la Page Facebook est bien sûr plus restreinte qu’une application Facebook. Par définition tout ce que l’on peut faire avec une Page sera délimité par le squelette des Pages FB, contrairement à une application qui peut contenir un nombre illimité de pages, et à l’intérieur desquelles le développeur a une liberté totale. Cependant, il est possible d’insérer dans une Page Facebook un grand nombre de fonctionnalités intéressantes (et sans savoir développer) : wall, vidéos, flux RSS, et même des applications Facebook destinées aux Pages (et non ou non seulement aux profils des membres). Bon nombre de Pages FB contiennent donc davantage de fonctionnalités que la plupart des applications développées à la va-vite. Conclusion, une application autorise un bien plus grand nombre de possibilités, mais mieux vaut une Page bien réalisée qu’une application bâclée, d’autant plus que la création d’une Page ne requiert aucune connaissance en matière de développement web. N’oublions pas tout de même que les Pages Facebook ont été conçues pour être utilisées, outre par des artistes, par des associations, des TPE voire des PME. Elles ne sont donc pas adaptées aux plus grandes entités.

Pages Facebook

En termes d’outils de viralité, la différence est encore plus nette. Là où une Page n’offre qu’un bouton “Partager” classique ainsi qu’une présence dans le Mini Feed uniquement quand un utilisateur en devient Fan, les applications sont le symbole même de la viralité propre à Facebook. En effet, elles peuvent se propager via de multiples canaux : invitations et notifications envoyées à ses amis par l’utilisateur, bouton “Partager”, apparitions très nombreuses dans son Mini Feed et donc dans le News Feed de ses amis, et enfin Profile Box (le cadre de l’application apparaissant sur le profil Facebook de ses utilisateurs), qui transforme chaque utilisateur de l’application en promoteur de celle-ci. C’est pourquoi une application bien réalisée peut conquérir rapidement des (dizaines de) milliers d’utilisateurs, alors que, si vous n’êtes pas un chanteur ou une marque célèbre dans le monde entier, votre Page a toutes les chances de rester confidentielle.

Dans l’absolu, on ne peut pas dire qu’une Page soit supérieure ou inférieure à une application, tout dépend de l’objectif poursuivi. S’il est d’avoir une présence institutionnelle sur Facebook et de fidéliser ses prospects/clients actuels, alors une Page est parfaitement adaptée. Si par contre l’objectif est de conquérir un grand nombre d’utilisateurs, de développer son image ou de générer du trafic sur ses sites, alors l’application est la solution à privilégier, à condition qu’elle soit bien conçue et réalisée. On voit en effet trop d’applications qui ne semblent être là que parce qu’il fallait faire une application Facebook, et qui n’apportent aucune plus-value à l’utilisateur. Le Facebookien moyen n’étant pas complètement idiot, inutile de dire que ce type d’application aura du mal à se répandre largement (ce qui ne veut pas dire qu’une application idiote ne peut pas se répandre;)).